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       pour l’avenir

Auprès de mon arbre s’adresse à tous les propriétaires de terrain en zone agricole

  • Communes: planter des arbres majeurs au profit de la population et de la biodiversité, sur le domaine public agricole est une mesure simple et peu coûteuse à mettre en œuvre. Elle fait partie des actions largement encouragées dans un plan énergie-climat (PECC).
  • Agriculteurs : soutenue par les programmes de subventions cantonaux, la plantation d’arbres génère de multiples services écosystémiques favorables à l’agriculture (ombre, humus, rétention d’eau, brise-vent…). Elle contribue au renforcement des réseaux agro-écologiques.
  • particuliers

Seuls le financement des arbres et des bancs ainsi que leur installation sont à charge du propriétaire de la parcelle. Comme la plantation d’arbres est encouragée par l’Etat et rencontre un très bon accueil auprès de la population, il existe plusieurs leviers de financement (subventions) et de soutien que nous vous aiderons à activer.

 

Nous vous aiderons aussi à …

définir la localisation adéquate

Planter un arbre en zone agricole n’est pas un acte anodin. Au contraire d’un arbre forestier, il ne se fondra pas dans la masse. Aperçu de loin, il deviendra  rapidement un point de repère et de ralliement, et une figure incontournable d’un paysage familier. Il est par conséquent essentiel de lui trouver un emplacement  qui lui corresponde, le mette en valeur mais qui réponde aussi aux contraintes d’exploitation des agriculteurs et aux attentes des usagers de la campagne. Les critères suivant doivent être pris en compte:

  • type et qualité du sol, exposition, altitude et autres besoins écologiques propres à l’espèce
  • espace à disposition pour le développement de ses racines et de sa couronne. Une distance d’au moins trois mètres entre le tronc et la route est recommandée pour le confort de l’arbre et des promeneurs et un rayon de 5 m² de terre non cultivée autour de l’arbre évitera d’en abîmer les racines. Précisons ici que la réglementation cantonale interdit la plantation d’arbres à moins de 6 mètres des bords de routes de première classe, mais les routes secondaires, dont font partie les routes agricoles, ne sont pas concernées.
  • valeur dans l’infrastructure écologique locale et dans le paysage
  • exigences de l’agriculteur en terme d’accessibilité et d’exploitation de la parcelle qui accueille ou borde l’arbre
  • vue depuis le banc, distance aux habitations, sécurité routière, etc

 

Références

 

 

 

choisir l’espèce et planifier la plantation

Pour lui assurer une bonne espérance de vie et de croissance, il est indispensable de choisir une espèce qui soit adaptée aux conditions écologiques et au climat local. Les espèces traditionnellement plantées en situation isolée sont généralement des espèces indigènes majeures (tilleul, chêne, érable, ..) à longue durée de vie ou des variétés fruitières intéressantes (noyer, cerisier, poirier,…). Ces arbres sont particulièrement favorables à la biodiversité car de nombreux oiseaux et insectes y trouvent refuge et nourriture en abondance.

Le bouleversement du climat rend aujourd’hui le choix d’une espèce plus délicat, car il faut se projeter dans l’inconnu. Certaines espèces locales risquent en effet de ne pas supporter l’augmentation des températures dans un futur proche, tandis que d’autres réussiront sans doute à s’adapter. Dès que la ou les espèces sont choisies, il s’agira de les réserver le plus rapidement possible chez un pépiniériste en vue d’une plantation hivernale, entre novembre et mars. Dans l’idéal, la plantation sera réalisée dans le cadre d’une action participative, avec des citoyen-nes, des classes ou des services communaux. L’entretien de l’arbre devra être assuré sur le long terme par le propriétaire.

 

soutenir l’arbre et la biodiversité

Un jeune arbre est fragile. Dans la forêt, il profite de l’ombre et la fraîcheur apportée par ses pairs et la végétation environnante pour grandir, avant de prendre son élan dès qu’un voisin lui cède la place. En zone agricole, les terres cultivées offrent des conditions de croissance nettement plus difficiles : un jeune arbre souffrira de la sécheresse en été et ce d’autant plus qu’il ne sera pas toujours possible de l’arroser régulièrement et copieusement après la plantation. Il est donc indispensable de couvrir le sol autour du tronc (mulch, de type broyat de branches) afin de maintenir l’humidité, créer de l’humus, favoriser la microfaune et le développement des racines.

La présence de petites structures, comme des buissons d’arbustes indigènes, des tas de pierres, de bois et de sable, soutiendra également  la croissance du jeune arbre tout en créant des refuges pour la petite faune (oiseaux, abeilles, lézards,..) et un espace plus convivial pour les personnes qui s’y reposent.

 

planifier la construction et l’installation d’un banc

Le banc sera réalisé en matériaux locaux et aura l’aspect le plus rustique possible, afin d’assurer une bonne intégration dans le paysage. Il pourra être construit en bois ou avec des pierres issues des champs alentours ou d’une carrière régionale. Les matériaux modernes et industriels sont à proscrire. Le banc pourra être réalisé avec le concours du triage forestier local ou de la protection civile. Il sera disposé à au moins 2 mètres du pied de l’arbre afin d’éviter le piétinement du sol: l’eau de pluie pénètre en effet mal dans un sol trop tassé, ce qui péjore la croissance du jeune arbre. Dans la même idée, mieux vaut éviter de labourer le sol à moins de 5 mètres du pied de l’arbre. Cette distance sera mise à profit pour des aménagements en faveur de la biodiversité et de la détente.